Du couteau de Marcel à l'atelier

Trois générations, un carnet de recettes griffonné à la main, et toujours la même obsession : que le goût soit là.

Le grand-père, le couteau, le lard

L'histoire, elle commence avec Marcel. Mon grand-père. Tout le monde l'appelait « La Corne » à cause de son vieux couteau à manche en corne qu'il avait toujours à la ceinture — pour goûter le lard, vérifier la salaison, couper un bout de saucisson à l'apéro.

C'est lui qui m'a tout appris. Comment saler juste ce qu'il faut — ni trop, ni pas assez. Comment reconnaître une bonne viande rien qu'à l'œil, à la couleur, au toucher. Comment sentir quand le fumage est juste comme il faut. Il avait ça dans les mains, Marcel. Un instinct que les livres ne peuvent pas donner.

L'atelier de charcuterie La Belle Corne, héritage artisanal familial à Aussonne

Comment ça a commencé

Les années Marcel

Le grand-père lance ses premières salaisons dans l'arrière-cuisine familiale. Le fameux couteau à manche de corne ne le quitte jamais. Les voisins commencent à passer « pour goûter un bout ».

Le carnet de recettes

Marcel griffonne ses recettes dans un petit carnet — proportions de sel, temps de fumage, mélanges d'épices. Un carnet qui vaut de l'or et que je garde encore aujourd'hui, avec ses taches de gras sur les pages.

L'apprentissage

J'ai grandi dans les pattes de mon vieux, entre la fumée du fumoir et les odeurs d'épices. À 10 ans, je savais reconnaître un bon lard. À 15, je salais mes premiers jambons. Le métier, je l'ai appris sans m'en rendre compte.

La Belle Corne ouvre

L'atelier s'installe à Aussonne. Monter cette boutique, c'était ma façon de faire revivre le savoir-faire de Marcel et de partager avec vous ce goût authentique qu'on ne trouve plus dans les supermarchés. Le couteau est toujours là.

Pourquoi on fait ça comme ça

Le temps, pas la vitesse

Ici, on ne fait pas de production à la chaîne. Un bon saucisson, ça prend des semaines de séchage. Un jambon de pays, des mois. On ne triche pas avec le temps — c'est lui qui donne le goût.

On connaît nos éleveurs

Les bêtes viennent d'éleveurs du coin — Aussonne, Cornebarrieu, Seilh, Beauzelle. On veut savoir ce qu'elles ont mangé, comment elles ont vécu. La traçabilité, chez nous, c'est pas une étiquette, c'est une poignée de main.

Le fumoir, pas la chimie

Fumage au bois de hêtre, c'est tout. Pas de fumée liquide, pas d'arômes artificiels. Le fumoir tourne doucement, la viande prend son temps, et le résultat parle de lui-même — une couleur, une odeur, un goût qu'on ne peut pas imiter.

Saucissons artisanaux La Belle Corne en cours d'affinage
« La Belle Corne, c'est un peu de mon histoire que je vous mets dans l'assiette. »
0 générations
0 éleveurs partenaires
0 additifs chimiques
0 carnet de recettes (irremplaçable)

Venez voir par vous-même

La porte est ouverte, le séchoir aussi. Passez à l'atelier à Aussonne, goûtez, discutez, repartez avec ce qui vous plaît.

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